13 août 2008
Docteur Freud si vous passez par là...
Pourquoi cette petite fille souriante vient-elle de plonger toute habillée du haut de cette falaise escarpée ou la foule se presse ?
Je la regarde nager la brasse, agile comme une anguille et se diriger vers la droite cinq ou six mètres plus bas. Ils sont nombreux à la suivre, tous des enfants enjoués.
J’interpelle ma voisine qui comme moi observe la scène :
- De cette hauteur on dirait de petits saumons vifs et brillants remontant à contre courant une rivière claire et pure ! Elle me sourit en acquiesçant.
Tous ces enfants nagent en direction d’un toboggan, une glissade, tourbillonnante promesse de plaisirs ludiques que je ne vois pas, mais je le sais.
Nous ne sommes pas à l’extérieur, c’est plutôt un centre aquatique aménagé dans un décor de roches et de tourbillons fougueux.
Je poursuis mon avancée en hauteur. Je contourne le bassin par une sorte de chemin longeant les murs du lieu.
Je n’ai pas le souvenir de savoir où je vais ni même de me le demander, j’avance dans une foule agitée et pressée.
Me voilà à l’entrée d’un réfectoire, plutôt une cafétéria. Oui, c’est bien là que je vais j’ai faim !
La foule est plus dense, compacte, je me fraye un passage dans la file. Je ne veux pas attendre, je veux avancer. C’est un couloir, un mur sur la gauche, un plafond très haut. Je me bouscule contre des torses, des bras, des dos, des bustes...
J’ai fait fausse route, devant moi une série de table forment un U je suis coincée, impossible d’avancer.
Ces gens attablés m’empêchent de progresser. Il n’y aucun espace.
Je n’ai pas le choix je dois passer sous les tables. Des pieds de chaises, des jambes de femmes, je me faufile à quatre pattes et je ressors de l’autre coté.
Il semble que je remonte la file à contre courant. Pourquoi, me suis-je trompée de chemin ?
De toute façon, trop tard pour faire demi-tour. La progression se poursuit, je n’attends pas que la file avance non, je double en me faufilant, serrée dans un boyau de corps, un amas humain, une masse de chair anonyme.
Le bruit des voix est assourdissant, il doit bien y avoir mille personnes ici !
Je n’en peux plus la fatigue me gagne et ce bruit, ces voix qui forment un brouhaha indiscible, m’arrachent la tête !
Je suis parvenue au premier angle, il en reste un, je le sais, ensuite une dernière ligne droite avant l’arrivée.
Je n’en peux plus, les couverts qui claquent, les paroles de la foule, je craque :
Alors de ma voix la plus forte je hurle :
- SILENCE, Taisez-vous ! Comme si je réclamais une paix évidente. Comme un surveillant de réfectoire d’enfant puissance 10.
Et ma voix porte, comme jamais ! La salle se tait. Le silence fait place, apaisant, enfin !
Quelques chuchotements persistent au loin...
Je continue mon avancée vers une hypothétique caisse.Je bouscule un plateau, je me cogne à des anonymes...
Plus j’avance, plus le bruit s’intensifie à nouveau. Ma voix n’a pas du porter aussi loin ou alors ils ont déjà oublié mon intervention et les conversations reprennent.
Ma tête à nouveau explose.
Il y a ce petit garçon de cinq ou six ans, assis sur son tabouret près des ses grands frères ou de sa famille. Un petit garçon noir que je pince à la taille en lui clamant d’une voix directive :
Ca suffit ! On t’entend à l’autre bout de la salle ! Tais-toi !
Il me regarde des ses yeux nacrés percés de deux billes sombres, semblant dire : oui madame, mais il ne dit rien.
Deux ou trois hommes tournent la tête vers moi, juste une seconde, paraissant valider mon intervention puis ils reprennent leur repas et leur conversation à mi-voix.
Ca y est je suis arrivée ! Je bouscule un plateau, je sors en précipitation : je n’ai plus faim !
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10 août 2008
Précision
Évidement, l’homme que j’évoque dans mon précédent message ne m’adonné aucun signe de vie après une rencontre éphémère (une boisson dans un grand hôtel parisien).
Cela dit, cette rencontre fut plus que stimulante puisque c’est avec un autre que j’ai passé la soirée d’hier. Torturée que j’étais par le manque et la frustration je l’avoue !
Une soirée encordée, et « secouée » par des mains fermes, dans l’obscurité d’un bandeau et soumise à ses envies et ses délicieuses brutalités.
Je me sens terriblement mieux. Salope d’un soir, il faut assumer.
Des mots écrits au boulot...
Un petit texte inspiré par une homme rencontré il y a quelques semaines.
Cet homme à le mérite d'avoir reveillé une part de moi. Merci à lui ! -
À vous, en trois lettres,
Vos talentueux silences attisent ma frustration
Et votre indifférence consume ma raison
Pas un message, pas un outrage
C’est le dédain que vous infligez
À une catin à vos pieds
Ô temps impatient
Délicieux tourment
Comment ne pas rêver
À ce soir d’été
À l’éclat des pampilles
Au rouge des divans
Vos courtoises perversions
Hantent mon imagination
Mon instinct imprudent
Frémit, blêmit pourtant
De peur de vous froisser
En vous interpellant
De ces mots effrontés
Et provocants
Comment ne pas rêver
À ce soir d’été
Où vous direz les rimes
De vos commandements
Un jour, huit, ou un mois...
27 décembre 2007
Jour 8
De : Flora
A : M
M,
Vous voilà donc de retour, et déjà vous rêvez d'un nouveau week-end?
J'en déduis que celui qui vient de se terminer fut des plus agréables ou que vous construisez de d'agréables et fantasques projets pour le suivant...
Je suis curieuse d'en apprendre plus…
Dois-je vous avouer que vous et vos messages m'avez manqué ?
Flora
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De : Flora
A : M
Devant mon café…
Je rêve qu’à vos cotés, impudente féline,
J’irai nonchalamment provocante et câline
Mes courbes élastiques, sous le soleil couchant
Supplieraient vos caresses, et mes yeux flamboyants
Réclameraient l’ivresse promise à cet instant
Ronronnant du désir, avoué dans mes soupirs
Je miaulerai le plaisir, ô ! Vil séducteur
Offert par vos douceurs et compliments flatteurs.
Soumise, sage et docile, j’appellerai le moment,
Ou, en dehors du temps, vous seriez mon amant.
Un collier de cuir clouté, une laisse de velours
Pour vous séduire mon maître, seraient mes seuls atours
Enchaînée, et fidèle je vous obéirai
Jusqu’à l’aube naissante, je vivrai mon forfait
Et lorsque au bout du compte, rompue à satiété
D’une griffe aiguisée, je me libérerai
D’un bon, vif et soudain, alors je m’en irai
Sous la lune et dans l’ombre, trouver la liberté.
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De : M
A : Flora
J'apprécie l'inspiration que vous donne un café. Est-ce de vous, ce fantasme clouté ?
Du moins il vous sied à ravir !
L'urgence dans laquelle vous me voyez d'arriver à la fin de la semaine n'est qu'un moyen de vous faire venir plus vite à moi.
Car, voyez-vous Flora, il se trouve que je serai plus libre de vous désirer, et surtout de vous posséder, d'ici quelques jours. Et j'espère que vous viendrez me soumettre un peu de votre liberté et beaucoup de vos contours humides.
Je bande en vous écrivant ce message, une fois de plus...
M.
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De : Flora
A : M
M,
Vous êtes l’inspiration qui me souffle ces mots ou plutôt ces pensées.
Il ne tient qu’à vous, que vos espérances deviennent réalité, Ordonnez et j’obéirai.
Surprenez, moi
Au plaisir,
Flora
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De : M
A : Flora
Vous êtes-vous déjà branlée dans les toilettes de votre bureau, Flora ? (Cela m'arrive fréquemment depuis que je vous lis).
Essayez, pour voir. J'aimerais que vos cuisses s'humidifient en me lisant, j'aimerais que vos mains se glissent ainsi à la naissance de votre sexe et que vous onduliez telle une femme serpent... Glisser un doigt dans votre chatte et la sentir dégouliner, gonfler de désir au creux de votre chair.
Donnez-vous cette jouissance que je vous donnerai prochainement.
M.
Plaisir partagé
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De: Flora
A : M
M,
Désolée de vous faire défaut mais je ne suis pas au bureau cet après-midi.
Je suis chez moi , seule avec vous.
Je vous obéirai donc immédiatement, mais dans l’intimité.
Imaginez-moi, regardez-moi…
Mes mains seules ne me combleront pas, mais je connais d’autres moyens de me contenter, de vous contenter…
Flora
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De : M
A : Flora
Vous imaginer, toujours. Vous regarder, jamais. Vous observer, peut-être...
Il me plaît que vous possédiez et utilisiez ces instruments de torture dédiés au plaisir féminin.
Connaissez-vous les boules de geisha ? En avez-vous ?
Ce sera le sujet d'un prochain message, assurément.
Quant à vos après-midi de libre, ils me donnent des idées malsaines, des idées de vous prendre dans un lieu indéfini mais qui se précise un peu plus chaque jour. Jouir, le plus beau mot de la langue française quand je pense à vous.
Et remplacer une unique fois la saillie de ce membre avec lequel vous jouez dans vos moments de solitude et d'excitation.
M.
Jour 7
De : M
A : Flora
Comment être déçu par votre chair palpitante ? Car elle palpite, n'est-ce pas ?
Il n'est question que de se sentir, se toucher, se caresser, se pénétrer. Je ne suis pas assez naïf pour m'attacher à votre beauté physique. Seuls comptent vos désirs et les miens, et l'unique moyen de les garder intacts est sans doute de ne pas se voir (ni se parler), mais s'agit-il de ne pas se rencontrer...
J'espère qu'un halètement ou un souffle sur la peau est aussi excitant que le dessin d'une épaule ou la courbe des fesses.
Votre message d'hier était très aguichant, Flora. Vous me donnez vraiment envie de vous...
M.
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De : Flora
A : M
Ne pas se voir, ni se parler !
Comme cela m’enchante de voir comment il vous est aisé de concrétiser une idée qui je dois dire, avait effleuré mon esprit mais que je n’avais pas réussi à formuler.
Et soudain, elle s’est révélée évidente: « Mais s’agit-il de ne pas se rencontrer ? »
J’aime sentir que vous êtes capable de dessiner un futur que je ne distingue pas encore en rêve..
Continuez, mon ami, je vous accompagne, je ne sais pas si j’ai envie de savoir.
Il y a une chose d’étrange qui me prend au ventre et qui ne quitte pas depuis quelques jours…
Flora
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De : M
A : Flora
Flora,
Vos apparitions/disparitions sur lesquelles je n'ai pas de prise me font penser à la passante de Baudelaire... Relisez-le.
Encore une page qui sera écrite à une heure bien tardive…
Voilà qui va faire de ma nuit une périlleuse et troublante incertitude.
M
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De : M
A : Flora
"...simplement deux mots, à vous de voir si, et quand vous voulez les entendre."
N'est ce pas là, la réponse à votre incertitude?
Flora
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De : M
A : Flora
Mon incertitude n'était pas si grande, chère Flora.
Mais il est vrai que votre phrase profondément troublante (tant de responsabilité sur mes frêles épaules d'obsédé de vous) : "simplement..." m'a subodoré davantage de profondeur dans l'intimité (je veux dire physique).
Quand donc finira la semaine ?
M.
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Jour 6
De : M
A : Flora
Flora,
Je viens de relire un à un les messages que vous m'avez envoyés. Quelle excitation ! Quelle sensualité et subtil dosage de séduction dans vos mots.
Je bande à présent. Mon sexe effleure le bureau à travers mon pantalon, j'ai envie de m'y frotter toujours davantage, je sens le doux et lubrique liquide synonyme d'excitation monter le long de mon gland tendu. N'est-ce pas là, dans cette incapacité à aller plus loin dans le désir, un merveilleux supplice ?
Je pourrais aller dans les toilettes de la boîte pour me branler, mais je ne le ferai pas. Je veux d'abord vous dire : ce soir, je suis seul chez moi, et je penserai à tous ces instants où nous avons partagé les mêmes fantasmes, les mêmes excitations. Je me branlerai en pensant à vous, offerte dans cette chambre d'hôtel, à tous les vents qui vous entourent, prête à saisir la moindre queue qui se gonflera de désir pour s'immiscer entre vos cuisses.
Ce sera bon, presque autant que de jouir réellement sur votre cul tendu, vos fesses rebondies (le sont-elles?), votre poitrine opulente, votre visage déformé par le plaisir...
M.
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De : Flora
A : M
Miroir mon beau miroir!
Est-ce un supplice que vous chercher à me faire endurer volontairement ?
D’ailleurs, je note en vous relisant que vous employez vous-même ce terme : « merveilleux supplice » tout à fait adéquat.
Je ne crois pas me tromper en imaginant que vous jouez avec mes émotions encore et encore, toujours plus et toujours plus loin…
C’est excitant n’est-ce pas de deviner le trouble que vous pouvez susciter, le pouvoir que vous avez sur moi avec vos phrases, vos mots, vos titres bien choisis ?
Je ne serai pas seule ce soir, mais je sais déjà qu’il me sera impossible de ne pas vous avoir à l’esprit, de ne pas être à vos cotés, je sais que je serai présente, spectateur invisible, que je ne pourrai pas détacher mes yeux de cette scène intime imaginaire.
Probablement que n’en pouvant plus d’excitation je me rendrai aguichante, provocante dans les bras de mon homme…Quelle détestable pensée !
Que vous aurais-je répondu si j’avais été seule moi aussi ?
Vous ne me lancez pas là une invitation, ni hier, ni aujourd’hui. Vous me provoquez et c ‘est ma foi un jeu fort agréable.
Vous imaginez ma poitrine, mes fesses, vous rêver quelles soient à la hauteur ( si l’on peut dire !) de vos fantasmes.
Je relis votre blog, et j’y vois que vous aimez les belles femmes, que l’apparence, l’aspect physique revêt pour vous une importance majeure dans vos fantaisies érotiques. Peau bronzée, seins généreux, corps moulés dans des vêtements échancrés et collants…. Et si j’étais insignifiante ? Y avez vous pensé ?
Vous me dites, et je partage avec vous ce point, que « l’attente est aussi agréable que l’accomplissement de l’acte » l’attente ici nourrit nos fantasmes et nous jouons avec délice avec l’imaginaire..
J’ose vous mettre en garde, très cher, et si la réalité n’était pas à la hauteur de vos rêves ?
Je n’ai pas souhaité vous écrire hier, ma réponse aurait été très courte : deux mots. À vous de voir si et quand vous voulez les entendre, le risque bien sûr étant que toute cette excitation, cette sensualité s’envole après l’accomplissement de l’acte !
C’est délicieux ne trouvez-vous pas ?
Votre dévouée,
Flora
Jour 5
De : M
A : Flora
Quoi ! Vous « en ligne » à cette heure si tardive !
Voilà qui excite ma curiosité.
L'exciteras-tu davantage, Flora?
J'en ai envie...
M.
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De : Flora
A : M
Cher M,
Je m’interroge, qui êtes-vous ? Ou êtes vous ?
Il semble que vous soyez bien souvent sur mes traces, toujours informé de ma présence sur le « site » alors que moi je ne vous y vois pas…
Quelle curieuse habitude vous avez de jouer avec vos émotions (et les miennes par la même occasion!)
Je consulte votre blog et j’apprends que vous souffrez parfois de remords ou de culpabilité en désirant d’autres femmes que la votre.
Je crois que vous prenez plaisir à entretenir ces situations puisque vous m’écrivez des paroles toujours provocantes et excitantes.
Est-on coupable dès que le désir est présent dans nos pensées ou au moment du passage à l’acte?
Flora
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De : M
A : Flora
Allons, allons Flora, vous me faîtes passer pour un vilain chasseur à l'affût de vos moindres pas. Alors que je ne fais que cliquer sur « membres en ligne » et regarder si vous y êtes ( Sourires)
Tiens, là par exemple, à midi, vous êtes signalée parmi nous (parmi moi presque, et voilà qui relève mon désir de vous approcher de plus près).
Peut-être ne suis-je que le miroir de vos fantasmes, et vous des miens. Une femme qui s'abandonne, qui s'offre suis-je tenté d'écrire, et qui écoute ce que son corps et son désir révèlent.
Vous avez raison, je culpabilise à loisir, c'est-à-dire que je suis sujet à cette double postulation baudelairienne, l'une vers Dieu, l'autre vers Satan, et l'une est plus délicieuse que l'autre, même si (ou peut-être parce que) elle s'oppose à ce qu'il est raisonnable de penser.
j'ai très envie de vous baiser, chère Flora, et je crois que l'attente est aussi agréable que l'accomplissement de l'acte.
Au plaisir,
M .
Jour 4
De: "M"
A: Flora
Le jeu
Un inconnu a réservé une chambre dans un hôtel. Il vous a donné une heure pour vous y rendre. Vous devrez demander la clé au portier. Numéro 9. C'est au premier étage.
Un léger détail. Vous devez vous rendre dans cette chambre habillée d'une jupe courte et d'un haut moulant, sans culotte et sans soutien-gorge.
Vous grimpez donc les escaliers à l’heure dite, débouchez dans un long couloir. Deuxième porte à droite. C'est là. La porte est fermée, vous introduisez le passe. Vous pénétrez à l'intérieur et laissez la porte légèrement ouverte. La consigne.
Vous entrez dans la chambre. Il y a un sac posé à terre. Sur le lit double, une enveloppe vierge. Vous la prenez timidement. Elle est pour vous, vous devez l'ouvrir. Vos doigts tremblent légèrement en déchirant l'enveloppe.
"Je vous interdis de vous masturber."
M.
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De : Flora A : « M » Il semble que ma curiosité soit plus forte que ma raison puisque me voilà assise sur ce lit, dans cette chambre inconnue, toute tremblante devant cette enveloppe ouverte. Je remarque le sac sur le sol mais je décide d’attendre les instructions de l’inconnu qui m’a invitée à participer à cette expérience. Il va entrer d’un moment à l’autre ! Il se fera une idée de moi en un seul regard. Il observera mes jambes, mes cuisses, mes seins moulés dans ce tee-shirt sur lequel je tire sans me rendre compte, espérant vainement qu’il se transforme en armure pour mieux affronter, je ne sais quel attaquant prêt à m’assaillir. C’était si délicieux de sentir le vent frais me caresser sous ma jupe à chacun de mes pas ! Personne ne sait, non ! Personne, à part lui et moi… C’est ce que « IL » voulait. Flora
Qui est-il ?
Je me sens quelque peu « mal à l’aise » dans cette tenue que j’ai acceptée de revêtir avant de venir. Je n’ai pas l’habitude de mettre mon corps autant en évidence, comme sur l’étale d’un épicier ou le client peut à loisir, contempler les fruits qui le font déjà presque saliver.
Je me sens nue, sans défense.
Il m’a demandé de ne pas porter de sous-vêtement et sur ce point également j’ai obéi.
Personne n’a pu deviner ma nudité sur le chemin qui m’a menée, du parking à la chambre.
Jour 3
I can see you...
tu pars en vacances à quelle heure, exactement Flora ?
Parce que je te vois parmi nos chers "membres en ligne"...
Si tu es venue ce matin pour ajouter la touche finale à ton histoire qui finit à l'hôtel avec un jeune adolescent pubère (sourires) alors je dis : bravo et merci !
Si tu es venue pour mouiller le fond de ta culotte à la lecture d'un texte libidineux, alors je cours en écrire un tout de suite (j'ai toujours une expérience à raconter lorsqu'il s'agit de ce genre de texte). ____________________________________________________________________________________________ De : Flora: A : "M" Hum..... Libre à vous de voir le nombre de participants et le choix du jeu.
Reviens-moi vite,
M.
Vous attisez ma curiosité avec votre proposition de divertissement !
Je suis surprise par contre de voir que vous pensez que mon âge « avancé » pourrait être un handicap à ma participation.
Dois- je comprendre que la maturité ne peut pas se conjuguer avec un esprit ludique et festif ?
Et puis, en ce qui me concerne je pense ne pas encore être passée « maître..sse » en ce domaine, il a toujours de nouvelles règles à découvrir…
Puisque, comme vous me le faites entendre, certains des jeux que vous pratiquez sont «éducatifs » et que vous semblez bien les connaître, je vous laisse l’honneur d’engager la partie et de me faire profiter ainsi de votre expérience.
Je dois tout de même vous faire part d’une information qui a son importance : ma prestance en situation réelle est très loin de valoir ma verve épistolaire ! Je dirais même, que ma timidité est peut être un fort handicap à mon intégration dans une équipe.
Quoi qu’il advienne, soyez assuré, très cher, de ma reconnaissance pour cette correspondance récréative…
Sur ce, je m'en vais partager un bon verre de vin avec mon tendre et cher.
Flora
Jour 2
De : Flora
A : « M »
Bonjour M,
Mon départ en vacances est reporté à demain en raison de chutes de neiges importantes.
Je ne vois pas le temps passer aujourd'hui, j’ai découvert un nouveau jeu en ligne plutôt amusant.
Je crois que je reviendrai tout de même faire un petit tour chez toi, un peu plus tard, voir si tu as publié un nouveau message. Il semble que je ne puisse pas y résister (sourires).
Pour ce qui est de la suite de mon histoire, rien ne presse, ce moment est toujours présent en moi comme si c'était hier alors j'ai tout mon temps pour l'écrire…
Patience « M » ! Bien que tu risques tout de même d'être un peu déçu.
Il ne s’agit que d’une banale histoire d'adultère sans originalité…
A tout à l'heure, qui sait…
Flora
De : « M »
A : Flora
Un nouveau jeu en ligne ?... Vous m'intriguez, ma chère...
Ping Pong, Space Invaders... ce sont là mes jeux préférés en ligne. J'en connais d'autres qui se jouent à deux (ou plus), bien plus éducatifs, mais pourrais-je les partager avec une femme de trente-cinq ans ?
M
De : Flora
A : « M »
Bonsoir M,
Je me demande si tes messages vont me manquer... je pars en vacances demain…
A bientôt,
Flora
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